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Accès aux soins : le vrai problème n’est pas seulement le nombre de médecins

En France, le nombre total de médecins remonte, mais les délais d’accès aux soins restent élevés. Pourquoi ? Parce qu’une partie de l’offre n’est plus réellement ouverte aux nouveaux patients, qu’une partie du temps médical est fragmentée et qu’une partie des rendez-vous disponibles est perdue. Pour améliorer l’accès aux soins, il ne suffit donc pas de compter les médecins : il faut mieux organiser la capacité réellement accessible.

Accès aux soins : le vrai problème n’est pas seulement le nombre de médecins - SPEEDOCTOR

En France, l’accès aux soins continue de se tendre alors même que le nombre total de médecins progresse. Ce paradoxe alimente beaucoup d’incompréhension : comment peut-on compter davantage de praticiens, tout en ayant toujours autant de mal à obtenir un rendez-vous ? La réponse est simple : ce n’est pas seulement le nombre de médecins qui compte, c’est la part de l’offre réellement disponible, visible et accessible pour les patients. Source Source

Plus de médecins ne veut pas dire plus d’accès aux soins

Selon la DREES, la France compte 237 200 médecins en activité au 1er janvier 2025. De son côté, le Conseil national de l’Ordre des médecins recense 241 255 médecins en activité inscrits à l’Ordre. Les périmètres ne sont pas exactement les mêmes, mais les deux sources convergent sur un point essentiel : le volume global augmente, sans suffire à résoudre les difficultés d’accès aux soins. Source Source

Le sujet devient encore plus clair lorsqu’on regarde la disponibilité réelle. Le CNOM montre que les médecins en activité régulière représentent 83,4 % des médecins en activité en 2025, contre 92,8 % en 2010. Dans le même temps, les retraités encore actifs et les remplaçants prennent une place croissante. Le CNOM précise aussi que cette notion d’activité régulière n’est pas convertie en équivalent temps plein. En d’autres termes, le nombre brut de médecins ne reflète pas parfaitement le temps médical effectivement mobilisable. Source

Une partie de l’offre n’est plus réellement ouverte aux nouveaux patients

Le problème d’accès aux soins ne se résume donc pas au seul manque de médecins. Il existe aussi un phénomène plus discret, mais très structurant : certains praticiens exercent encore, mais n’acceptent plus, ou beaucoup moins, de nouveaux patients. Sur le papier, l’offre existe. Dans les faits, elle n’est plus totalement accessible. Source

C’est précisément ce que montre l’étude de la DREES sur les délais d’accès aux soins. Lorsque la prise de rendez-vous n’aboutit pas, 14 % des échecs s’expliquent par le fait que le professionnel ne prend plus de nouveaux patients. Ce n’est pas un détail : ce motif figure parmi les causes identifiées d’échec d’accès au rendez-vous, aux côtés de l’absence de créneaux compatibles et des difficultés de joignabilité. Source

Pour les patients, la conséquence est immédiate. Une partie de l’offre médicale existe localement, mais ne répond plus à la demande nouvelle. Cela pénalise particulièrement les personnes sans médecin habituel, celles qui déménagent, les nouveaux arrivants sur un territoire ou les patients ayant besoin d’un suivi spécialisé ponctuel. Après un échec de prise de rendez-vous, 56 % des patients essaient de contacter un autre professionnel, tandis que 32 % finissent par renoncer à leur demande de soins. Source

Dans les spécialités sous tension, le verrou est encore plus fort

Ce phénomène est particulièrement visible dans les spécialités déjà saturées. La DREES montre que les demandes non abouties sont plus fréquentes là où les délais sont les plus longs, notamment en ophtalmologie, où 17 % des demandes n’aboutissent pas, contre 5 % seulement pour la médecine générale. Cela ne signifie pas que le refus de nouveaux patients est la seule cause, mais cela montre bien qu’en contexte de saturation, les praticiens sont conduits à protéger leur patientèle existante. Source

Le reportage de franceinfo illustre très concrètement cette réalité. Un cardiologue y explique prendre de moins en moins de nouveaux patients parce qu’il n’a plus de place dans un agenda déjà rempli plusieurs mois à l’avance. L’article rappelle aussi des délais moyens particulièrement élevés : quatre mois et demi pour un dermatologue, trois mois pour un cardiologue, et deux mois ou plus pour un ophtalmologue, un ORL, un gynécologue ou un psychiatre. Source

Les rendez-vous non honorés aggravent encore la saturation

À cette tension s’ajoute un autre facteur, souvent sous-estimé : les rendez-vous non honorés. Le Conseil national de l’Ordre des médecins, avec l’Académie nationale de médecine, évoque 6 % à 10 % de patients absents chaque semaine, soit près de 27 millions de rendez-vous non honorés par an. Ce phénomène désorganise les cabinets et les consultations hospitalières, réduit la disponibilité médicale effective et limite encore davantage l’accès aux soins pour d’autres patients. Source

Le résultat est un cercle vicieux. Les agendas sont saturés, donc les praticiens protègent davantage leur file active. Les patients ont plus de mal à trouver un rendez-vous, donc ils multiplient les prises de contact. Et quand des créneaux sont finalement perdus faute d’annulation ou de présence, la tension s’aggrave encore. Le système manque alors moins uniquement de médecins que de capacité bien organisée et bien utilisée.

La vraie solution : mieux organiser la capacité réellement accessible

C’est là que se situe la vraie piste d’amélioration. Si l’on veut fluidifier l’accès aux soins, il ne suffit plus de compter des professionnels. Il faut mieux organiser la capacité réellement accessible : identifier plus vite le bon praticien, réduire les recherches inutiles, éviter les créneaux perdus, réorienter plus intelligemment les demandes et rendre visible l’offre réellement disponible.

L’intelligence artificielle n’a pas vocation à remplacer les soignants. En revanche, elle peut devenir un outil très concret pour réduire les frictions : ciblage des rappels, détection des rendez-vous à risque de no-show, réallocation plus rapide des créneaux, meilleure priorisation des demandes et orientation plus fluide vers le bon spécialiste.

Nous vous invitons a consulter notre article sur le sujet: Et si la France s’inspirait des Émirats arabes unis pour fluidifier l’accès aux soins ?

Pourquoi ce sujet concerne directement SPEEDOCTOR

Pour SPEEDOCTOR, l’enjeu est précisément là. Le vrai sujet n’est pas seulement d’obtenir un rendez-vous. C’est de rendre le parcours plus lisible, plus rapide et plus efficace, pour rapprocher le bon patient du bon professionnel au bon moment.

Quand une partie de l’offre est fermée aux nouveaux patients, qu’une partie des créneaux est perdue et qu’une autre partie reste difficile à identifier rapidement, l’optimisation du parcours de soins devient une réponse concrète. La solution n’est pas uniquement démographique. Elle est aussi organisationnelle.

Conclusion

Le problème d’accès aux soins en France ne vient pas seulement du nombre de médecins. Il vient aussi du fait qu’une partie de l’offre n’est plus réellement ouverte aux nouveaux patients, qu’une partie du temps médical est fragmentée, et qu’une partie des créneaux disponibles est mal utilisée. Face à cela, la bonne réponse ne consiste pas seulement à attendre plus de médecins demain. Elle consiste aussi à mieux utiliser la capacité déjà présente aujourd’hui. Et c’est précisément là qu’une approche comme celle de SPEEDOCTOR prend tout son sens.

Anthony Leone - Speedoctor

Anthony Leone

Ostéopathe

Ostéopathe du sport reconnu sur la Côte d’Azur, président du CMIS et cofondateur de SPEEDOCTOR, Anthony Leone évolue au croisement de la clinique, du sport de haut niveau et de l’entrepreneuriat.

Anthony Leone - Speedoctor

Anthony Leone

Ostéopathe

Ostéopathe du sport reconnu sur la Côte d’Azur, président du CMIS et cofondateur de SPEEDOCTOR, Anthony Leone évolue au croisement de la clinique, du sport de haut niveau et de l’entrepreneuriat.